Comment accompagner les peurs de nos enfants ?

Nous sommes en octobre, et qui dit octobre dit Halloween ! Chez Pipouette, nous nous sommes dit qu’il n’y avait pas meilleure occasion pour parler de l’une des émotions phares des enfants : la peur. 

En tant que parents, elle nous met souvent très mal à l’aise, et elle provoque en nous une réaction quasi-épidermique de protection ; on souhaite à tout prix l’estomper, car on l’assimile systématiquement à une souffrance. D’autant plus qu’elle a une échelle très vaste ; de la simple crainte à l’angoisse handicapante en passant par les phobies et l’anxiété, le champ d’action de la peur est très vaste.

 

Et si aujourd’hui, on tentait de décortiquer les peurs de nos enfants et de trouver quelques manières de les aborder plus sereinement ?

 

 

Comment accompagner les peurs de nos enfants ? 1

“Papa, Maman, j’ai peur”. Il est 21h et votre enfant vient vous retrouver dans le salon. Il n’arrive pas à s’endormir ; il a peur. Mais peur de quoi ? Jusqu’à un certain âge, il est difficile pour l’enfant de décrire, de mettre des mots, de trouver la cause. 

 

La première étape pour l’aider à l’identifier peut être de lui demander quelles sensations physiques il ressent. Non seulement cela permet de s’assurer que la peur est bien l’émotion qui le domine à ce moment-là, mais en plus, il apprend ainsi à reconnaître les manifestations dans son corps qui décrivent la peur. La clé dans la gestion des émotions, est que la personne qui les ressent devienne peu à peu autonome sur leur détection et, du coup, leur gestion. Il s’agit d’un accompagnement long et patient, mais qui lui servira toute sa vie !

 

Il y a déjà fort à parier que lorsque les symptômes physiques et émotionnels sont clairement énoncés, l’intensité de l’émotion baisse. Parfois aussi, l’enfant qui exprime une peur, même s’il n’arrive pas à lui trouver de cause, exprime avant tout un besoin de protection, d’attention, une manière d’entrer en connexion avec l’adulte. C’est souvent flagrant au moment du coucher, quand la séparation approche et que l’enfant appréhende ce moment seul dans son lit.

 

Quoiqu’il arrive, la règle d’or est de ne jamais nier une peur d’enfant, même si elle nous paraît disproportionnée. Accompagner son petit dans l’expression de son émotion lui sera d’un grand secours tout au long de son évolution.

 

Pour autant, il est très déstabilisant en tant que parent de ne pas pouvoir identifier clairement la peur de notre enfant. Alors pour y voir plus clair, nous vous proposons un petit état des lieux des peurs par âges. Gardez cependant à l’esprit que l’intensité de la peur ressentie dépend également du tempérament de chaque enfant, qui peut être plus ou moins craintif.

 

Avant l’âge d’un an : le tout-petit est particulièrement sensible aux bruits brusques ou surprenants. Vers l’âge de 8-9 mois, on voit poindre l’angoisse de séparation, qui correspond au stade de développement où le bébé prend conscience qu’il existe des personnes étrangères à ses adultes référents. Il se met à avoir peur des étrangers, de l’abandon, de la séparation, jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il n’y a pas de danger à découvrir cet “ailleurs”. Une super technique durant cette tranche d’âge où l’enfant n’a pas encore acquis le langage est d’utiliser Pipouette pour lui exprimer vos propres émotions ; quoi de plus rassurant pour un tout-petit que de sentir qu’il n’est pas seul dans ses émotions, et que les adultes peuvent aussi les partager !

À partir de 18 mois, et pouvant durer une grande partie de l’enfance, la peur du noir fait son aparition. Alors qu’il dormait dans le noir absolu, votre enfant se met à exprimer un vrai mal être lorsqu’il se retrouve dans une atmosphère trop sombre. Mettre en place une routine au moment du coucher permet à votre enfant de se sentir rassuré et de s’endormir apaisé. Vous pouvez imaginer votre propre routine ou l’initier avec le pack “au dodo Pipouette”.  Une petite veilleuse ou une petite lampe comme notre lampe nomade peut également facilement l’apaiser.

De 2 à 4 ans, c’est l’âge des peurs davantage identifiées, passagères, comme le loup, les clowns, les sorcières, le Père Noël, les personnages imaginaires, les monstres … C’est aussi dans cette tranche d’âge que peuvent se manifester les premiers cauchemars et terreurs nocturnes. Dans ces phases, n’hésitez pas à lui faire exprimer ses peurs avec tout l’imaginaire qu’il y a autour et amenez-le à les concrétiser au travers de dessins, de chansons, d’histoires. 

C’est le moment idéal pour utiliser Pipouette pour l’accompagner dans son expressivité de ces émotions particulières. Par exemple, faites-la parler si vous sentez que votre enfant bloque pour s’exprimer lui-même. 

 

De 5 à 12 ans, les peurs deviennent encore plus concrètes, se portent sur des éléments réels, souvent liés à l’actualité ou à des choses qu’ils entendent auprès des adultes (peur de l’enlèvement, des catastrophes naturelles, des attentats …). Bien évidemment, ces peurs nous paraissent à nous aussi bien plus effrayantes, et le tout est de savoir y répondre sans transmettre nos propres angoisses (plus facile à dire qu’à faire !). Si ces sujets vous bouleversent trop, faites là encore confiance à Pipouette ! La faire parler vous permettra de prendre du recul, de mettre de la distance avec vos propres émotions, et certainement de trouver des mots plus adaptés. De même, écouter son enfant est un bon moyen de savoir “où il en est” de ses ressentis, et de préciser l’intensité de sa crainte. L’enjeu sera ensuite de le rassurer par des éléments factuels, des probabilités très faibles d’incidence, etc. Et pourquoi pas de tester des méthodes de relaxation qui peuvent grandement aider certains enfants. Commencez par écouter celle que nous proposons chez Pipouette !

 

À partir de 6 – 7ans, les peurs peuvent également se fixer sur des éléments sociaux : ne pas s’intégrer dans des groupes, ne pas avoir de copains et copines, ne pas être comme les autres …C’est le moment de booster sa confiance en lui de votre enfant en insistant avant tout sur ses forces, ses qualités, ses ressources ; on ne donne jamais trop confiance à un enfant ! 

La peur peut d’ailleurs dans ces âges-là se rapprocher des sentiments de honte ou de timidité ; pour accompagner votre petit dans cette distinction subtile, Pipouette et son visage dédié vous sera d’une grande aide. 

 

Faire face aux peurs de ses enfants est toujours une épreuve pour les parents. Mais les accompagner dans l’apprentissage de leur gestion est un cadeau qu’on leur fait pour toute la vie !

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